#4 : Le développement de la MÉDIATION SCOLAIRE pour tous les enfants privés d’école.
La médiation scolaire permet de faire le lien entre les élèves, les parents et l’école et parfois d’empêcher les refus d’inscription discriminatoires
C’est quoi le problème ?
Quand les parents ne savent pas lire ni écrire, ils peuvent pas aider leurs enfants, ils savent pas ce qu’il se passe dans l’école, comment ça marche. Il n’y a pas de lien, pas de confiance entre les parents et l’école. Les enfants qui sont dans des situations difficiles et qui sont éloignés de l’école vont abandonner l’école, vont décrocher. Aussi les parents étrangers qui savent pas comment ça marche en France, ils peuvent pas savoir comment faire l’inscription à l’école. Mais également quand un mineur étranger arrive en France, il ne sait pas comment faire pour trouver tout seul le chemin de l’école, encore plus quand les services publics tardent ou refusent de reconnaître sa minorité
Comment la médiation scolaire résout le problème ?
La médiatrice ou le médiateur scolaire aide les parents à ne plus avoir peur de ce que représente l’école pour leurs enfants, pour qu’il y ait moins de confusion pour les parents qui ne sont jamais allés à l’école avant par exemple. Elle aide aussi à remplir les papiers lors de l’inscription. De même la médiatrice scolaire aide le jeune mineur étranger à rassembler les papiers pour obtenir la protection de l’enfance et accéder à l’école
Ce que nous avons obtenu ?
En 2020 on a réussi, avec l’aide de nos amis de l’UNICEF et de la DIHAL à obtenir la création de 31 postes de médiateurs scolaires partout en France pour les enfants vivant en bidonville. Aujourd’hui, ce sont 52 postes qui ont été créés. Mais tout n’est pas gagné car il y a pas assez de postes et en plus le gouvernement donne seulement ces postes aux associations qui travaillent qu’avec des enfants et jeunes européens (les Roumains, les Gens du Voyage) dans l’Hexagone. Mais pas avec les enfants qui viennent de Guinée ou de Syrie ou encore les enfants qui vivent à Mayotte.
Prochaine étape ?
ll faut que plus de postes soient créés et qu’ils bénéficient réellement à tous les enfants et jeunes qui en ont besoin peu importe leur origine ou leur situation. On veut aussi que les médiateurs aient plus de pouvoir et pour cela nous demandons que leur métier soit reconnu par l’éducation nationale.