Collectif École Pour Tous

Dans la presse

Le Mag (24/01/2024) - Une année scolaire sans expulsions forcées ? | Collectif École Pour Tous

2024-01-24

SQOOL TV Le Mag (24/01/2024) - Une année scolaire sans expulsions forcées ? En cette Journée internationale de l'éducation, "Le Mag" se penche sur le combat que mène le collectif #Ecolepourtous contre les expulsions des enfants scolarisés en très grande précarité. Mineurs étrangers, enfants issus de la communauté des gens du voyage, habitants de bidonvilles… Environ 100 000 enfants pauvres sont privés d'école en France. Que fait le gouvernement pour accompagner ces jeunes en difficulté ? Comment lutter contre les discriminations que subissent ces enfants à l'école ? Maître Anina Ciuciu, avocate et marraine du collectif #Ecolepourtous et Ritchy Thibault, membre du collectif, sont les invités de Patrice Boisfer pour en parler. "Toutes et tous à l'école" ! Ce programme, né il y a quatre ans, propose des actions pour aider les enfants des bidonvilles. Alix Nguyen fait le point dans sa "Loupe". À la suite de cette émission, le Cabinet de la rectrice de l'académie de Créteil fait valoir son droit de réponse : "La rectrice de l'académie de Créteil porte la plus grande attention à la scolarisation de tous les élèves de l'académie, et plus particulièrement ceux dont les parents sont dans les situations les plus fragiles. Les services départementaux travaillent en concertation avec les associations d'aide aux familles itinérantes, dont Askola en Seine-Saint-Denis. Les situations signalées sont prises en charge systématiquement et il n'y en a aucune en attente à ce jour. L’inspection du premier degré de la commune de résidence est à la pleine disposition des parents qui rencontreraient des difficultés pour procéder à l’inscription de leur enfant."
Les oubliés de l’école de la République | Collectif École Pour Tous

2022-08-31

L'Humanité Les oubliés de l’école de la République Habitants de bidonvilles, fils ou filles d’itinérants, mineurs étrangers… au moins 100 000 enfants n’ont toujours pas accès à l’école. Malgré la loi, l’absence d’habitation et de statut stable se répercute encore trop souvent sur les parcours scolaires. Jassem Issouf est un élève modèle : bac scientifique avec près de 19 de moyenne, premier prix de concours d’éloquence, puis prépa mathématiques. « Un parcours exemplaire, mais une exception à Mayotte », souligne le grand gaillard de 24 ans qui se souvient encore comment, à son entrée au lycée, on lui avait expliqué : « Tu n’auras pas de place. Elles sont réservées aux Français. » Ce « mur du refus », il n’est pas le seul à s’y heurter. Selon le décompte du collectif #EcolePourTous, au moins 100 000 enfants sont encore privés de scolarité en France. Et encore, ces estimations datent d’avant la crise du Covid, qui a été particulièrement ravageuse pour ces enfants éloignés de l’école et qui ont payé cher l’absence de continuité pédagogique. Leurs profils sont tous liés à une instabilité due à leur statut ou leur origine, qu’ils soient issus de la communauté des gens du voyage, habitants de bidonvilles et de squats, notamment dans les territoires d’outre-mer, hébergés dans des hôtels sociaux ou mineurs étrangers isolés. Sur le plan légal, la situation s’est pourtant améliorée. L’article 16 de la loi sur l’école de la confiance adoptée en juillet 2019 et la circulaire le mettant en place ont rappelé aux maires leur obligation d’inscrire à l’école tout enfant présent sur leur territoire, quel que soit son statut. « Malgré cela, il y a encore aujourd’hui des maires qui refusent cette inscription pour des raisons discriminatoires, au prétexte par exemple que les familles sont dans l’incapacité de fournir une attestation de domicile », dénonce Anina Ciuciu, la marraine du collectif, en tant que Rom de Roumanie, a elle aussi dû se battre pour avoir accès à l’école et devenir l’avocate qu’elle est aujourd’hui. Pour obtenir le droit à l’école, de nombreuses familles sont encore contraintes de saisir la justice en urgence. Au-delà du refus d’inscription, les obstacles sont nombreux. Ritchy Thibault, qui a brillamment décroché son bac, évoque par exemple le racisme qu’il a rencontré à l’école en tant que membre de la communauté des gens du voyage et les risques de décrochage scolaire liés à cet ostracisme. Avec le collectif, il appelle l’éducation nationale à mettre en place des formations à la non discrimination et à embaucher plus de médiateurs sociaux pour accompagner ces élèves et leur famille. « Aujourd’hui, pour 80 000 enfants comme moi, la seule solution proposée est le Cned, qui se contente d’envoyer des cartons sans aucun support pédagogique, alors qu’on est dans des familles éloignées ,depuis des décennies, de l’institution scolaire », souligne-t-il. L’instabilité ou l’absence de logement est pour beaucoup le premier obstacle à une scolarité continue. Chaque expulsion, chaque changement de lieu entraîne un risque de rupture, ce qui conduit le collectif à demander la mise en place d’une « trêve scolaire », sur le modèle de la trêve hivernale, pour offrir aux enfants le minimum de stabilité nécessaire à la poursuite de leurs études. Solennel, Ritchy Thibault en appelle au ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, pour « ne plus laisser aucun enfant aux portes de l’école de la République ». 📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ ! Retrouvez tous nos articles sur 👉 https://www.humanite.fr/ Notre page Facebook 👉 https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/ L'Humanité est aussi sur Twitter 👉 https://twitter.com/humanite_fr